Deux missions: Pour une bibliothèque municipale aux normes et pour sauver la maison dite Roussell

Brownsburg-Chatham, Québec, Canada
citbrownsburg-chatham@live.ca

Qui sommes-nous?

Nous sommes une coalition non partisane de citoyens de Brownsburg-Chatham qui avons à coeur le sort de notre bibliothèque municipale ainsi que de notre patrimoine architectural. Nous sommes d'avis que la bibliothèque doit être relocalisée dans un bâtiment plus spacieux, être mieux équipée et être dotée de ressources humaines suffisantes pour répondre aux besoins de la population. La maison dite Roussell (coin Principale et des Érables), quant à elle, constitue un des rares bâtiments d'intérêt patrimonial qui susbsiste au centre-ville.

La coalition a pris acte du peu d'appui pour le projet de relocalisation de la bibliothèque dans la maison dite Roussell parmi la population. Elle considère dorénavant la bibliothèque et la maison comme étant deux dossiers distincts.



Luc Bélisle, Hélène Boivin, Michel Brisson, Jean Careau, Gilles Desforges, Cynthia Dubé, Anik Ferland, Pierre Gagnon, François Jobin, Sophie LaRoche, Diane Leduc, Mylène Mondou, Gilbert Poupart, Maurice Rochon, Claire Thivierge, Kathleen Wilson.



Pour tout commentaire sur le blogue, nous apprécions que vous donniez votre nom.

vendredi 29 janvier 2010

Parlons chiffres

Monsieur le maire Georges Dinel a indiqué à la presse locale que le budget annuel de la bibliothèque municipale accaparait 160 000 $, comme si ce montant était en soi exorbitant. Et si on replaçait le chiffre dans son contexte ?

Le budget de 2010 distribué avec notre compte de taxes fait état de déboursés totaux de 8 470 021 $. La somme de 160 000 $ représente donc 1,89 % des dépenses municipales. Ainsi, pour une population de 6788 personnes*, la bibliothèque coûte annuellement 23,57 $ par habitant.

La moyenne québécoise des dépenses publiques a été de 25 $ par habitant, alors qu'elle dépassait 33 $ en Ontario**. La norme standard visée au Québec est de 30 $ par personne. Quand on traduit ces chiffres en termes de pourcentage du budget municipal, on voit que la différence est bien mince. Et pourtant, cela a des répercussions de taille sur la qualité de vie des citoyens et sur la force d'attraction de nouvelles familles.

Le projet de relocalisation de la bibliothèque dans la maison Roussel aurait coûté 250 000 $ à la Ville grâce aux subventions gouvernementales accordées, selon le conseil municipal actuel. On parle ici d'immobilisations, c’est donc dire des dépenses qui ne sont pas comptabilisées dans le budget annuel alloué à la bibliothèque. Si on divise ce montant par la population de 6788, cela représente un seul et unique déboursé de 36,83 $ par habitant pour pouvoir disposer d’une bibliothèque qui a du panache. Est-ce trop demander ?

Aucun budget municipal ne sera jamais assez important pour chaque poste de dépense. On voudra toujours de plus belles routes, des installations sportives de qualité supérieure, un meilleur déneigement... La question n'est pas n’est pas de savoir s’il faut augmenter les taxes, mais bien d'établir des priorités. Vient un temps où il faut faire le choix de se donner des services qui rapporteront à toute la ville quand celle-ci aura une population heureuse d'y demeurer et qu'elle attirera de nouveaux arrivants, donc des contribuables supplémentaires. La bibliothèque est souvent le plus important service culturel des municipalités. Elle devrait l'être aussi chez nous. Plus de 15 ans d'attente, c'est assez !

*Chiffre tiré du rapport annuel de 2008-2009 du Réseau BIBLIO.

** Baillargeon, Jean-Paul. Plaidoyer pour une bibliothèque publique culturelle – Dix défis à relever, Montréal, Éditions Asted, 2007.

jeudi 28 janvier 2010

Cultivons notre unicité 2/3

M. Louis Pelletier, un entrepreneur général spécialisé en patrimoine bâti, est venu partager sa passion et son expérience avec nous le 19 janvier 2010. Voici la deuxième partie du compte rendu de sa conférence.

Chaque communauté au Québec est unique, porteuse de l'empreinte laissée par les habitants qui l'ont forgée. À Brownsburg-Chatham, nous pouvons nous targuer d'abriter un grand nombre de maisons centenaires, dont plusieurs témoignent d'une richesse certaine. On trouve dans notre région des édifices en granit rose, en granit noir et même en pierre d'Écosse. Fait remarquable selon M. Pelletier, nous pourrions facilement prendre comme slogan « Brownsburg-Chatham : un chapelet d'églises ». L'héritage protestant aura en effet laissé presque autant de lieux de culte que de familles. De plus, notre géographie tout en relief, entre la rivière et la montagne, faite de vallées ondoyantes, parsemées de rivières et de ruisseaux sinueux, offre un potentiel touristique qu'il nous appartient d'exploiter à notre avantage.

La maison Roussell : le château Frontenac de Brownsburg-Chatham

La maison Roussell, selon M. Pelletier, représente le « landmark », le point d'intérêt à mettre en valeur dans notre ville, tout comme l'est le château Frontenac pour la ville de Québec. Son emplacement à la croisée des chemins la met d'autant plus en évidence. Imaginez-la parée de ses plus beaux atours, nettoyée et brillant de tous ses feux… Elle attirera le regard tel un phare dans la nuit.

À l'intérieur, le visiteur sera charmé et étonné par la présence de deux foyers au charbon en fonte travaillée. Cette maison possède aussi plusieurs autres atouts, qui méritent d’être valorisés.

Restaurer, il suffit de si peu

Restaurer un bâtiment peut entraîner une augmentation de coûts de 5 % d’un budget de rénovation standard et dépasse rarement 15 % dans les cas où l’on force la note. Une boîte carrée peut redevenir un bâtiment d'intérêt pour peu qu'on lui ajoute un balcon, des têtes de châssis, qu'on lui redonne sa couronne, qu'on replace des « aissellières » (équerres). M. Pelletier nous a montré des exemples de bâtiments plus banals les uns que les autres à première vue... pour un œil non averti. Avec un budget de 10 000 $, on peut réaliser de petits miracles. Selon l'expert, il est beaucoup plus économique de revenir aux origines du bâtiment et de le restaurer que de rebâtir.

Notre centre-ville pourrait faire l'envie de toute municipalité qui n'a pas gardé de trace de son passé, et pourrait même être digne du Vieux-Québec. Tout est là et n'attend que d'être mis en valeur.

Suite du compte rendu dans les prochains jours : D’où venez-vous ? Ou la fierté de notre patelin

mardi 26 janvier 2010

Le patrimoine bâti : une valeur qui rapporte - L'exemple de Sainte-Agathe-des-Monts 1/3

M. Louis Pelletier, un entrepreneur général spécialisé en patrimoine bâti, est venu partager sa passion et son expérience avec nous le 19 janvier 2010. Voici, en trois parties, un compte rendu de sa conférence.


Le premier projet que M. Pelletier a réalisé est celui d’une clinique vétérinaire avec laquelle il faisait affaire. Il était convaincu qu'en redonnant son lustre d'antan à l'édifice devenu banal au fil du temps, la clinique augmenterait sa crédibilité et donc, sa clientèle. L'avenir allait lui donner raison, puisque le vétérinaire a effectivement triplé son chiffre d'affaires après la restauration.

Autant d'exemples viendront appuyer ce fait. Honnêtement, quel bouiboui sera aussi attirant qu'un domaine historique doté d’une superbe terrasse ? Le patrimoine bâti est un attrait touristique important dans toute la région des Laurentides, qui abrite une véritable macédoine de bâtiments, laquelle vient s'ajouter au relief montagneux typique de la région. La ville de Sainte-Agathe-des-Monts profite maintenant d'une renommée assurée, car, grâce à son cachet retrouvé, elle séduit les touristes. Les fils électriques y sont dorénavant enfouis, on y change les lampadaires, construit des parcs, refait les aménagements paysagers. On en fait un lieu de séjour agréable et où il fait bon vivre. (Fait à noter, de 80 % à 90 % des immeubles du centre-ville de Sainte-Agathe-des-Monts ne possèdent pas de stationnement. Cela n'empêche pas l’endroit d'être bien vivant.)

Créer un sentiment d'appartenance chez les jeunes

Chaque bâtiment restauré crée un effet d'entraînement, suscite la fierté des résidents, attire les confidences des témoins du passé, qui viennent avec émotion offrir des photos, lesquelles enrichiront une banque de référence historique unique. En effet, M. Pelletier peut s'enorgueillir de posséder une collection de photos d'époque qui rivalise avec celles de Montréal et de Québec. Les citoyens de Saint-Agathe, maintenant attachés à leur patrimoine, se montrent désormais vigilants à l'égard de tout développement qui pourrait menacer l'intégrité historique des lieux. Les élèves du secondaire ont pris l'initiative de recréer l'artère principale de leur ville dans le mail de leur école. Les peintures murales montrent des jeunes roulant sur des planches à roulettes devant des bâtiments historiques. Elles sont accompagnées de photos anciennes agrémentées d'anecdotes. La direction de l'école n'a eu d'autre choix que de présenter l'œuvre au concours Essor*, un prix que les élèves ont remporté haut la main.

* Pour savoir ce qu'est le prix Essor : http://www.mcccf.gouv.qc.ca/index.php?id=2022

Suite du compte rendu dans les prochains jours : Cultivons notre unicité

lundi 25 janvier 2010

Citation

« Dans beaucoup de villes québécoises, la bibliothèque publique est maintenant l’investissement culturel le plus important et le coeur d’une politique d’action culturelle. Une étude de l’Observatoire de la culture et des communications a montré qu’en 2004 les onze villes de plus de 100 000 habitants, soit Montréal, Québec, Laval,Gatineau, Lévis, Longueuil, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières, lesquelles regroupent 52 % de la population du Québec, ont consacré 7,2 % de leurs dépenses à la culture, soit 371,2 millions de dollars (93 $ par habitant). Les bibliothèques publiques, quant à elles, ont accaparé 46 % de ces budgets alloués à la culture. « Les Arts et la Ville* » est maintenant davantage qu’un slogan et un thème de rencontre des dirigeants municipaux**. »
Extrait de Bibliothèques publiques au Québec: une institution stratégique pour le développement culturel par Marcel Lajeunesse; Bulletin des Bibliothèques de France, Paris, 2009, t. 54, no 3.

Pour lire le texte au complet:

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2009-03-0064-004

* « Les Arts et la Ville », organisation sans but lucratif fondée en 1987, réunit le milieu municipal (actuellement 423 municipalités) et le milieu culturel (129 organisations culturelles) afin de promouvoir et de soutenir le développement culturel et artistique des municipalités du Québec.

**Rapport de l’Observatoire de la Culture et des Communications du Québec, cité dans Le Devoir (Montréal), 16 février 2007.

Revue de presse

Paru dans Le Progrès du 22 janvier 2010. Cliquez sur la photo pour agrandir et lire le texte.

vendredi 22 janvier 2010

Une triste histoire de livres

Extrait d'un texte de François Jobin paru dans le magazine Traces de janvier 2010. Pour lire l'article au complet, cliquez sur le titre du présent message.

La nouvelle administration affirme ne pas être opposée au principe d’une bibliothèque, mais le maire est catégorique : pas dans la maison Rousselle. Première raison : l’édifice ne supportera pas le poids des livres, motif farfelu pour quiconque s’est penché sur les devis du projet. Deuxième raison : l’absence de stationnement à proximité, (la cour de la maison Roussel, si on l’ampute d’une rallonge récente, peut accommoder plusieurs voitures en plus du parking municipal à moins de cinquante mètres). Troisième raison : la sécurité. L’immeuble se situe à l’intersection des rues Principale et des Érables, un carrefour achalandé mais muni de d’arrêts aux quatre coins. De mémoire de brownsbourgeois, il n’y a jamais eu d’accident impliquant un piéton à ce carrefour.


Et puis, on a d’autres priorités; égouts, asphaltage…etc.

Quand on lui signale que la culture est une richesse qui compte autant que l’asphalte et les tuyaux, le maire opine mais il ajoute du même souffle qu’il a reçu dernièrement deux courriels bourrés de fautes d’orthographe « alors la culture, ici, vous savez… ». Autrement dit, la population s’en tamponne de la culture. La culture, c’est pour les jardins.

Dire que certains croyaient disparue cette mentalité qui tient la culture pour un luxe dont on peut faire l’économie. Il y a cinquante ans, cela s’expliquait : notre société agricole et ouvrière, peu scolarisée, pensait surtout à sa survie. Aujourd’hui, a-t-on d’autre excuse que l’incurie pour tenir ce genre de discours primaire? D’autant que les Laurentides affichent à présent la plus importante croissance démographique de la province due à l’étalement urbain. Les nouveaux arrivants s’attendent à trouver dans leur village d’adoption les mêmes services que dans la ville qu’ils ont laissée derrière eux, notamment, des équipements culturels. À Brownsburg-Chatham, l’administration entend maintenir la bibliothèque là où elle est pour un an, deux ans au plus. Elle aurait toutefois manifesté le désir d’en réduire les heures d’ouverture et d’abolir un des trois postes de bibliothécaires pour respecter sa promesse électorale de « ne pas gaspiller vos taxes ». Elle tâche aussi de convaincre une école de hockey privée de s’installer dans le village et de partager les coûts d’une bibliothèque qui servirait à la fois aux élèves et au public. Quel intérêt une telle institution trouverait-elle à entretenir dans son building un service public dont les heures d’ouverture et le personnel ne correspondent pas aux siens ? Allez savoir.
Et puis en réaction à l'article:

Un gros merci à M. François Jobin, pour son texte « triste histoire de livre » La fierté qu’il a pour sa ville transparait dans son texte.


Voici mon anecdote;

Je me suis installé en permanence, dans le joli village de Brownsburg-Chatham en juin 2009.J’ai fais connaissance avec ce village montagneux, en été 2007 Je suis tombé sous le charme de ses petites rues qui laisse aller mon imagination d’enfant; course de bogué, descentes en luge, de mini ski, de toboggan etc. .La dénivellations de ces dernières est assez exceptionnelles .À cet époque, je sent qu’il y a une relance, des projets flotte dans l’air, immerges, moi la future citadine s’intéresse à la nouveauté, mon amoureux qui aujourd’hui est mon époux,s’installe dans le petit village en montagne. Première chose que je fais ! Visiter la bibliothèque municipale.

Oups! Une bibliothèque pour moi est un emblème identitaire pour une ville, pour un village, pour une région! En y entrant, je ne ressens aucune chaleur physique, l’air est froide et humide même si je constate que les bibliothécaires font leurs possible pour rendre cet ambiance paisible et confortable, je vois bien que les lieux physique l’emporte sur le reste. Des chaises droites en bois, comme à la petite école, se retrouvent autour de petits bureau. Une odeur de glace d’aréna y règne, des crient surgissent des murs qui nous séparent de l’aréna, je ne peu croire que ce local est permanent. Je n’y ai pas retourné depuis.

Depuis 2008, j’aperçois, des changements positif dans le centre ville, je sens une effervescence, des immeubles vétustes tombent, des nouveaux immeubles apparaissent, des projets concrets font surface. Hourras! Ma nouvelle ville redeviendra enfin une vrai ville, comme ont me l’à déjà raconté. Petits cafés, petit resto, nouveau commerces, une belle bibliothèque (municipale).Je vois dans mon imagination d’enfant, à l’entrée de la ville, un enseigne indiquant en lettres d’or, « la bibliothèque municipal est fière de vous accueillir dans ses nouveaux locaux..!!!! » Cette vision sera-t-elle un jour réalité? Il n’y a pas si longtemps je pouvais y croire mais aujourd’hui je ne peu que le souhaiter. Malheureusement, je demeure sans réponse.

La population de Brownsburg-Chatham a droit d’exiger un aménagement idéal, confortable, chaleureux et culturel pour les jeunes familles qui viennent s’y établir.. Une ville invitante est une ville qui attire de nouveaux investisseurs. Arrêtons de voir ça comme une dépense mais plutôt pour un investissement. Sachez, M. Dinel, que les campagnes de peur ne m’atteignent pas

P/S : J’ai écris ce texte en sachant très bien que M. Dinel jugera mes fautes plutôt que le sens de mon texte. Malgré ça, j’ai le courage de faire fasse à ses jugements. J’invite les gens à faire de même. Ne vous laissez pas atteindre par les mauvais jugements, même si ceux-ci proviennent d’un maire..

Hélène Boivin

lundi 18 janvier 2010

Quand la lecture rime avec plaisir

Reading with Munsch au réseau Global Toronto.

Cliquez sur le titre du présent message pour voir l'extrait télévisé.