Deux missions: Pour une bibliothèque municipale aux normes et pour sauver la maison dite Roussell

Brownsburg-Chatham, Québec, Canada
citbrownsburg-chatham@live.ca

Qui sommes-nous?

Nous sommes une coalition non partisane de citoyens de Brownsburg-Chatham qui avons à coeur le sort de notre bibliothèque municipale ainsi que de notre patrimoine architectural. Nous sommes d'avis que la bibliothèque doit être relocalisée dans un bâtiment plus spacieux, être mieux équipée et être dotée de ressources humaines suffisantes pour répondre aux besoins de la population. La maison dite Roussell (coin Principale et des Érables), quant à elle, constitue un des rares bâtiments d'intérêt patrimonial qui susbsiste au centre-ville.

La coalition a pris acte du peu d'appui pour le projet de relocalisation de la bibliothèque dans la maison dite Roussell parmi la population. Elle considère dorénavant la bibliothèque et la maison comme étant deux dossiers distincts.



Luc Bélisle, Hélène Boivin, Michel Brisson, Jean Careau, Gilles Desforges, Cynthia Dubé, Anik Ferland, Pierre Gagnon, François Jobin, Sophie LaRoche, Diane Leduc, Mylène Mondou, Gilbert Poupart, Maurice Rochon, Claire Thivierge, Kathleen Wilson.



Pour tout commentaire sur le blogue, nous apprécions que vous donniez votre nom.

vendredi 2 avril 2010

Patrimoine et bibliothèque publique - la bibliothèque Françoise-Maurice de Coaticook


Sise dans un ancien bureau de poste, la bibliothèque de Coaticook dispose de 680 mètres carrés et occupe 2 1/2 étages. Elle met à la disposition de ses citoyens une collection de plus de 40 000 documents. L'équipe du personnel comprend un bibliothécaire responsable de la direction, un technicien en documentation à plein temps, deux préposés aux prêts à temps partiel, ainsi qu'une employée contractuelle en animation.

Toujours dans le but de comparer des pommes avec des pommes, comparons les chiffres de 2006 pour la population (Statistique Canada):

Coaticook:                    9204 - 680 mètres carrés

Brownsbrg-Chatham:   6664 - 138 mètres carrés

jeudi 1 avril 2010

De réseau et de proximité

De réseau...

Deux visiteurs du blogue ont soulevé la pertinence de bénéficier de la force d'un réseau dans le service des bibliothèques publiques (dont un citoyen du secteur Saint-Philippe de Brownsburg-Chatham, qui n'a malheureusement pas signé son commentaire). Le ministère de la Culture et des Communications le reconnaissait d'ailleurs en 1998, dans sa Politique de la lecture et du livre : « Aucune bibliothèque ne pouvant répondre à tous les besoins de ses usagers, il faut compter de plus en plus sur la mise en commun des ressources documentaires et la coopération entre toutes les bibliothèques pour améliorer ce service*. »

La Bibliothèque de Brownsburg-Chatham fait déjà partie de Réseau BIBLIO, ce qui est un avantage incontestable. Ainsi, les usagers ont accès à toutes les collections des bibliothèques affiliées. En 2 à 3 semaines, nous pouvons recevoir des livres que nous ne trouverions pas autrement sur place (un délai normal pour toute bibliothèque faisant des prêts entre institutions). Aussi, le système informatique permet de consulter les catalogues par Internet et de réserver des livres. Le Réseau offre également aux usagers l'accès à des encyclopédies, des journaux et des logiciels, grâce à une licence de consortium. Sans oublier les outils de formation et de gestion pour le personnel, qui peut ainsi encore mieux servir la clientèle.

La politique de la lecture et du livre préconisait la collaboration des bibliothèques locales avec une bibliothèque publique ressource située dans une ville centre. Cela vous rappelle quelque chose ? Monsieur le maire Daniel Mayer déclarait à la presse locale dernièrement que la Bibliothèque de Lachute n'était aucunement en compétition avec celles de Brownsburg-Chatham ou de Saint-André-d'Argenteuil, mais qu'elle était un complément**. Il disait également ne pas voir pourquoi tous les citoyens de la MRC d'Argenteuil ne pourraient pas y avoir accès***. La Bibliothèque de Lachute serait à l'évidence la principale ressource, le pilier du réseau dans la MRC.

La politique gouvernementale proposait également de miser sur les structures existantes pour la création d'un réseau régional. Avec le nouveau système informatique implanté dans le Réseau BIBLIO, il sera désormais possible de réseauter les bibliothèques membres d'Argenteuil en 5 minutes, soit celles de Brownsburg-Chatham, Grenville et Grenville-sur-la-Rouge (qui détient 2 points de service, un à Pointe-au-Chêne et un à Pointe-Calumet). Inclure les bibliothèques de Lachute et de Saint-André-d'Argenteuil serait alors une question de volonté politique afin de régler les détails techniques.

Imaginez la force d'un tel réseau, tant du point de vue documentaire que professionnel ! Imaginez la complémentarité des heures d'ouverture qui permettrait d'assurer à tous les citoyens de la MRC le plus de chances possible d'avoir accès au service !

… et de proximité

Mais attention, nous aurions tort de croire qu'une seule bibliothèque centrale puisse suffire pour toute la MRC. Voulons-nous avoir une ville centre dynamique avec des banlieues dortoirs autour ? Il a été démontré que plus la distance à parcourir est grande, moins les services sont utilisés. La nouvelle tendance en urbanisme favorise en fait l'implantation de quartiers où tout est accessible, le plus possible à pied. L'étendue et la géographie de Brownsburg-Chatham rend un tel objectif irréaliste. Mais ce n'est pas parce qu'on doit se rendre en voiture à la bibliothèque qu'on devrait tous faire un trajet un peu plus long en poussant jusqu'à Lachute. D'ailleurs, le secteur Saint-Philippe n'aurait pas dû perdre sa succursale. Dans les Laurentides, 6 municipalités offrent plus d'un point de service sur un grand territoire****. Les services de proximité permettent d'adapter chaque bibliothèque à sa population et d’en cibler les besoins. Cultiver les spécificités nourrit d'autant plus le sentiment d'appartenance. Et pour contrer l'analphabétisme et le décrochage scolaire, la MRC d'Argenteuil a besoin de tous les points de service possible.

La population de Brownsburg-Chatham se chiffre à près de 7000 personnes. On ne parle donc pas d'un village sans ressources. Elle mérite une bibliothèque répondant aux normes québécoises minimales. Au risque de se répéter, il est indéniable qu'un service de qualité représente un atout pour y garder les résidents actuel et en attirer de nouveaux.

** Le Progrès, 27 février 2010.
*** Le Régional, 2 mars 2010.
**** Lac-des-Écorces, Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Grenville-sur-la-Rouge, Amherst et Mont-Tremblant.

Témoignages 3

Le conseil municipal étudie différents scénarios pour une nouvelle bibliothèque, dans un horizon de 1 ou 2 ans. Faisons entendre notre voix et clamons notre désir d'une bibliothèque telle que nous la méritons. Pourquoi tenons-nous à notre bibliothèque? Qu'est-ce qu'elle nous apporte? Ou pourquoi n'y allons-nous pas? Qu'est-ce qui nous amènerait à la fréquenter? À quel genre de bibliothèque rêvons-nous? Quelles bibliothèques inspirantes, géniales avons-nous visitées?


Tous vos commentaires sont importants, qu'ils soient courts, élaborés, que vous soyez jeunes ou moins jeunes. Merci d'indiquer votre nom et votre ville (et votre organisme si applicable). La coalition se réserve le droit de retirer tout commentaire démontrant un manque de respect, comportant des attaques personnelles, sans signature ni nom de ville. Rendez-vous au bas du message pour inscrire votre témoignage. Cliquez sur "commentaire" pour ouvrir la fenêtre si nécessaire.

Vous pouvez également nous faire parvenir votre commentaire par courriel (citbrownsburg-chatham@live.ca), comme l'a fait cette citoyenne de Saint-Léonard:
La lecture est un des meilleurs moyen de bien connaître sa langue.  De bien la parler, de bien la lire et de bien l'écrire.  Une bibliothèque offre un paradis de rêves, un espace de connaissance, un lieu d'apprentissage, un endroit calme de rencontre et de partage.  Les livres, ne nous en cachons point, coûtent très cher. Qui peut vraiment se les permettre? Les budgets des particuliers sont trop souvent serrés et les besoins de base se doivent d'être prioritaire.  Où se trouve la lecture dans ce cas? Où le parent peut-il trouver les livres qui éveilleront et émerveilleront ses enfants? N'est-ce pas un des critères mis de l'avant par le service d'éducation: "Lisez à vos enfants dès le jeune âge pour leur apprendre le plaisir de la lecture, le désir de savoir et débuter ainsi l'apprentissage de la langue"? Avec le "chat" - conversations si souvent prisées par la jeunesse d'aujourd'hui - nous perdons notre langue.  Le français bientôt n'existera plus que sous forme d'expression orale tant celui écrit se perd.
Ma bibliothèque - à St-Léonard - offre en plus un service personnalisé aux personnes ne pouvant s'y déplacer.  Il est évident que toutes les municipalités n'ont pas autant de points de service qu'à Montréal où les livres peuvent circuler d'une bibliothèque à l'autre.  Mais n'est-il pas pratique d'avoir un endroit où l'on peut "emprunter" un livre d'un autre endroit?  St-Léonard ne fait pas parti du réseau des bibliothèques de Montréal, mais la bibliothèque de St-Léonard peut emprunter de Laval si le livre choisi ne s'y trouve que là!
Une bibliothèque, c'est important.
Bonne chance, ne lâchez pas

Linda Bousquet

Pour lire les témoignages précédents:

mercredi 31 mars 2010

Nouvelles bibliothèques à Saint-Hippolyte et à Nouvelle

Deux nouvelles récentes: 

La toute récente bibliothèque de Nouvelle a une superficie de 224 mètres carrés. Celle de Brownsburg-Chatham en a 138 mètres carrés (pour une population de 6664 en 2006).

Extrait du communiqué de presse annonçant l'ouverture à Nouvelle:
La subvention versée par le gouvernement du Québec découle du Plan québécois des infrastructures, rendu public en novembre 2007. Rappelons que le volet culturel de ce plan entraînera des investissements de 1,2 milliard de dollars jusqu'en 2013. Grâce à la participation des partenaires, il devrait générer des investissements globaux évalués à plus de 2 milliards de dollars. Ces sommes vont permettre au Ministère d'accueillir un plus grand nombre de projets dans le cadre de ses programmes courants et de contribuer plus particulièrement, comme par l'investissement annoncé aujourd'hui, au rayonnement des villes et des régions partout au Québec.

Pendant ce temps, à Brownsburg-Chatham, on regarde passer la parade.

lundi 29 mars 2010

Saint-Jérôme et le patrimoine architectural

Tiré du site Internet de la ville de Saint-Jérôme, la présentation d'un guide sur le patrimoine détaillant les différentes influences architecturales selon les époques. Document de référence à consulter pour quiconque s'intéresse au patrimoine:

Découvrez le guide «Saint-Jérôme et son architecture»



Saint-Jérôme recèle des trésors d’architecture


Saint-Jérôme est une ville qui s’est développée et transformée depuis sa fondation il y a près de 200 ans. Le paysage architectural de la ville s’est modifié, faisant disparaître du même coup plusieurs témoins du passé, mais on y retrouve encore aujourd’hui plusieurs trésors d’architecture.

Dans la brochure « Saint-Jérôme et son architecture -Guide de découverte et de mise en valeur du patrimoine bâti », découvrez Saint-Jérôme et apprenez comment reconnaître les bâtiments patrimoniaux.

Un outil pour les propriétaires

Ce guide sera surtout utile pour accompagner les propriétaires dans leurs efforts de rénovation et de mise en valeur de bâtiments patrimoniaux tout en respectant les qualités architecturales. Des subventions pourraient même être disponibles.

L’ouvrage fait suite à l’étude et à l’inventaire du patrimoine bâti de Saint-Jérôme qui ont été réalisés il y a quelques années par la Ville et qui ont permis d’identifier les immeubles méritant une attention particulière.

Le guide a été publié grâce à la contribution du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

jeudi 25 mars 2010

Bibliothèque scolaire et bibliothèque publique

Certains pourraient croire, à tort ou à raison, que nos élus municipaux confondent bibliothèque scolaire et bibliothèque publique. L'une et l'autre sont essentielles. Elles sont certainement complémentaires. Voici ce qu'en a dit le ministère de la Culture et des Communications:
La bibliothèque scolaire a un rôle pédagogique qui la distingue de la bibliothèque publique. Ainsi, le type de services offerts par la bibliothèque scolaire se situe en lien direct avec l’application des programmes d’études, d’où l’importance d’avoir dans chaque école un lieu accessible aux enseignants et aux élèves où se retrouvent des collections de base constituées de livres de référence. La bibliothèque scolaire ne saurait cependant répondre à l’ensemble des besoins du personnel et des élèves, et si l’on souhaite que l’élève continue de lire et de fréquenter les bibliothèques une fois son diplôme obtenu, c’est à l’école que ces habitudes doivent se  développer. Les élèves doivent par conséquent être incités à lire, non seulement par obligation, mais aussi par curiosité et par plaisir. Pour ce faire, la bibliothèque scolaire doit mettre à leur disposition une collection élargie faisant place à des ouvrages documentaires et de fiction. La concertation municipale-scolaire est une des solutions à promouvoir pour enrichir le choix proposé par la bibliothèque scolaire. Il faut aussi développer très tôt l’habitude de fréquenter la bibliothèque publique.
Ministère de la culture et des communications, 1998

L'expérience tend à démontrer en général qu'une bibliothèque publique située dans une école connaît une moins grande fréquentation du grand public. Est-ce dû à l'aménagement des locaux et des entrées? Est-ce la perception du public qui ne se sent pas interpellé, croyant l'établissement destiné aux élèves plus qu'à eux? Est-ce une question d'horaires?

Certes, une bibliothèque telle que celle de Bromont* donne à rêver avec son architecture verte et ses espaces aérés. Elle invite à laisser tomber toute réticence face à la cohabitation de l'entité scolaire et de la publique, du moins pour qui a la corde verte sensible.

*Population de 6049 en 2006 selon Statistique Canada


Rappelons ici que la coalition Nous méritons mieux est ouverte à toute proposition valable de relocalisation de la bibliothèque municipale. Il faudrait alors trouver une vocation à la maison dite Roussell.

mardi 23 mars 2010

Réaction du conseil - La ville n'a pas d'argent, vraiment?

Tel qu'indiqué sur notre blogue le 14 janvier 2010, la coalition Nous méritons mieux a remis au conseil municipal le 5 janvier dernier ses demandes officielles. Nous demandions une réponse pour le début février 2010.

Le 9 février 2010, lors d'une conversation téléphonique entre Cynthia Dubé, membre de la coalition, et madame Paule Blain Clotteau, conseillère à la ville de Brownsburg-Chatham , cette dernière a indiqué ne pas avoir reçu ces demandes officielles. Cynthia Dubé les lui transmit donc directement par courriel ce même jour. Le 22 février, madame Clotteau envoyait un courriel non signé, reproduit ici en entier:
Bonjour, Nous avons bien reçu votre message. La bibliothèque reste dans nos projets futurs, mais l'état actuel des finances de la ville fait, et vous le comprendrez surement, que nous allons au plus pressé, l'état des infrastructures de notre municipalité est actuellement dans nos priorités.
Le maire, monsieur Georges Dinel, avait aussi fait des déclarations à la presse régionale selon lesquelles les finances de la ville étaient désastreuses.

Le profil financier 2009 de la ville de Brownsburg-Chatham disponible sur le site du ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire suggère pourtant qu'elle se compare très bien aux autres villes.

L'endettement total net à long terme par 100 $ de richesse foncière uniformisée (RFU) et l'endettement à long terme per capita sont à peine supérieurs aux autres municipalités de la MRC d'Argenteuil, mais équivalents à ceux de la région administrative des Laurentides et de tout le Québec.

Le taux global de taxation (T.G.T.) uniformisé est quant à lui inférieur à la moyenne des municipalités de même classe (2000 à 9999 de population), à celles de la MRC d'Argenteuil, de la région administrative des Laurentides et de tout le Québec.

Nous avons beau chercher la catastrophe, elle ne se trouve pas dans ces chiffres.

Le ministère offre d'ailleurs des subventions pour les travaux d'infrastructures (égoûts, conduites d'eau , etc.)